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Fin de Saga pour Doukouré L’artiste, tel que décrit à ses débuts

Fin de Saga pour Doukouré L’artiste, tel que décrit à ses débuts
Sagacité Douk Saga en live Création : Doug Saga à L’Intelligent d’Abidjan. Une visite, bien sûr tout en “décallé, décollé, coupé et travaillé “. Abidjan, vacances 203. La Côte d’Ivoire peine à sortir d’une guerre. C’est alors qu’apparaît le phénomène de la sagacité, de celui qui se réclame d’un état d’esprit qui permet de faire fi des évènements malheureux qu’a connus la Côte d’Ivoire pour faire place à la bonne humeur, à la noblesse et la joie de vie.

A l’origine de ce phénomène, deux jeunes ivoiriens qui vivent en France depuis plusieurs années, et qui gagnent bien leur vie dans l’import-export : le Molah Omar et Douk Saga. Fana de la musique ivoirienne et des boîtes de nuit, ils n’hésitent pas à faire de leurs moments de loisirs de véritables spectacles. A Paris, on les sait ” Showfeurs “. Et leur passage dans les boîtes de nuit ne laisse personne indifférent. Achat de plusieurs bouteilles de champagne et distribution de billets de banques soit, aux artistes d’un soir, soit au Disc Jokey. Généralement satisfaits du show, ils n’hésitent pas à esquisser quelques pas de danse fruits de leur imagination. Et c’est pour faire les éloges du Molah Omar, qu’un jour, Douk Saga scandait lors d’une démonstration, ” Décaller, décoller, Sagacité Molaré Molaré, il faut travailler… ” C’était un véritable ” scandale financier . ” Le Molah Omar a gâté le coin ce jour-là “, témoigne un des compagnons. Depuis ce jour, comme si le message était passé, de l’Atlantis à l’Elysée en passant par le Nelson et d’autres night club parisiens fréquentés par les Africains et la communauté ivoirienne en particulier, on ne jure que par ce phénomène. Mieux, avant même qu’il ne s’exporte pas dans le pays d’origine de ses précurseurs, la “Sagacité” avait même atteint d’autres contrées de l’Europe à savoir, la Suisse, la Belgique, l’Angleterre…

Le mouvement débarque à Abidjan à la grande joie des mélomanes qui trouvent là enfin un leitmotiv pour rendre agréable les vacances. Douk Saga (qui vient de sortir un album chez Show-biz) et le Molah Omar nous ont rendu visite la semaine dernière. Cette visite n’était pas aussi modeste qu’on le croirait. Le Molah était accompagné de son filleul, Douk Saga et d’autres amis dont une Européenne “décaleuse” dans un cortège de voitures de luxe. Les hôtes d’un jour ont mieux expliqué le phénomène de la “sagacité”. La Sagacité, en dehors de son aspect musical repose aussi sur l’accoutrement de luxe, l’opulence et l’exhibitionnisme. Douk Saga, pendant cette visite, “coûtait cher”. Chaussures Jean Marie Weston 586 euros, ceinture Hermès 260 euros, montre Jean Paul Gauthier 380 euros, pantalon suisse 150 euros, bijoux or, lunette Dior, sac à sou Chanel, sans oublier ses trois portables (un Samsung, un Panasonic et un LG tous de dernière génération). “Et c’est toujours comme ça !” dira le Molah Oumar. A la question de savoir d’où ils tirent toute cette fortune, ils répondent tout simplement que c’est grâce à leurs affaires dans l’import-export, alors que les détracteurs disent qu’ils “broutent”. Leur souci, à eux, susciter la joie de vivre et surtout apporter leur contribution au show-biz ivoirien. Ils disent être venus sur les bords de la lagune Ebrié pour faire une promotion de qualité pour Douk Saga, le vrai patron chanteur de la Sagacité, et aussi pour découvrir des talents cachés afin de les produire. Conscient de sa célébrité et du phénomène dont il est à l’origine, Douk Saga et sa bande constitue une bande très sympa qui écument presque tous les jours, maquis et boites de nuit en vogue à Abidjan. En décalant, coupant et travaillant. Firmin Koto Coll Pélagie Diby (Stagiaire) (In L’Intelligent N°001 du 04 septembre 2003)

Adieu l’artiste Même dans la maladie, il a voulu assumer son statut de star et de faroteur. Depuis hier, tout cela est désormais au compte du passé. Le président de la Jet-Set culturelle d’Abidjan a rejoint l’au-delà. Il était en convalescence au pays des hommes intègres. Mme Chantal Compaoré la Première dame du pays, l’avait fait partir à Ouaga pour qu’il poursuivre ses soins. Mais, la volonté de Dieu s’est faite. Elle a été la plus forte. L’Intelligent d’Abidjan, qui a été le premier, sinon l’un des premiers journaux à ouvrir ses colonnes à Doug Saga, et qui était resté discret et loin du phénomène et de toute la vaque suscitées par la suite, présente ses sincères condoléances à la famille de l’artiste et à tous ses amis. Durant trois années, Doukouré Stéphane Amidou a fait parler de lui, en bien comme en mal. Il a tenu le devant de la scène. Sa partition est terminée. Le temps du bilan est arrivé. Douk Saga n’échappera pas à la Sagacité des regards et des critiques.Adieu l’artiste, adieu.
L'Intelligent d'Abidjan
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